Le café


Le Café

Des paysans colombiens au coude-à-coude avec les grands producteurs.

Les enjeux de la production de café

Interviews de producteurs
de café en Colombie

Interview de Yexinover Diaz, chargé des zones de réserve paysanne au sein de l’ASsociation des TRAvailleurs CAmpesino (paysans) du TOLima (ASTRACATOL)

Latitudes Food : Pourquoi produire du café en agriculture paysanne ?

YD : L’idée de fortifier l’agriculture paysanne est née l’idée de fortifier notre café El Davis dans le but de soutenir la vie des paysans qui ont à voir avec la culture du café et aussi d’articuler d’autres types de cultures afin de gagner en souveraineté alimentaire.

Latitudes Food : A quoi sont confrontés les petits paysans ?

YD : A ceux qui managent des grandes quantités et qui ont des haciendas, les grands propriétaires. Les politiques mises en place par la fédération [cafetière] se font dans le but de mettre fin aux petits caféiculteurs. Et que le petit caféiculteur devienne celui qui travaille pour les grands producteurs ou cafetiers. Nous on peut gagner face aux grands possesseurs de terres parce qu’ils produisent la quantité et nous la qualité.

Latitudes Food : Que faire, alors ?

YD : Nous avons dû organiser notre association (ASTRACATOL) pour représenter le paysan et que celle-ci commence à organiser les petits producteurs pour pouvoir améliorer nos compétences et avoir la quantité de café nécessaire pour nous confronter à la commercialisation et à l’exportation.

Latitudes Food : Pour cela, vous avez créé des Zones de Réserves Paysannes, qu’est-ce que c’est ?

YD : Ce qui est souhaité avec la ZRC est de récupérer nos semences natives qui étaient celles qui produisaient sans la nécessité de produits chimiques, de la pollution, seulement avec ce que produisait la terre, uniquement avec le soin des mains. Et ces [semences] se reproduisaient également. C’est donc ce que l’on cherche : récupérer tout ce qui a été perdu. A travers la ZRC, ce que l’on veut, c’est produire sain, avoir de l’autonomie dans la production et de l’autonomie dans la commercialisation.

Interview de Arturo Conrado Cárdenas, producteur de café dans le Tolima

Latitudes Food : Quel est votre cheval de bataille ?

Arturo Conrado Cárdenas :
Les gens ne sont pas habitués aux produits organiques, parce que les produits chimiques, eux produisent des arbres très grands mais les gens ne se rendent pas compte du mal que l’on se fait à nous-même et les produits chimiques ne donnent pas le même goût.

Latitudes Food : Quel est votre cheval de bataille ?

Arturo Conrado Cárdenas :
Les gens ne sont pas habitués aux produits organiques, parce que les produits chimiques, eux produisent des arbres très grands mais les gens ne se rendent pas compte du mal que l’on se fait à nous-même et les produits chimiques ne donnent pas le même goût.

LF : Que faut-il faire selon vous ?

ACC : Il faut que [les paysans] prennent conscience des bienfaits de la production organique, qu’on délaisse les intrants chimiques, tous ces produits chimiques que nous utilisons pour ce café, pour les plantes, pour les oignons, pour les légumes, pour le manioc… La technique organique est certes plus lente, mais a une production plus durable. Cet arbre avec des produits chimiques dure cinq ans quand celui qui est organique peut produire durant quinze, vingt ans.

Hors Série : Rencontre avec des ex-guerilleros FARC en Colombie
S’intéresser à l’agriculture paysanne en Colombie… Et cela vous mène à rencontrer les ex-guérilleros des FARC. Une rencontre passionnante. Nous avons voulu leur laisser nous raconter leurs vécus personnels.

Arrivée à Bogota en Colombie :
Une ville pleine de vie

SUR LA ROUTE

DANS NOTRE ASSIETTE

QUI SOMMES-NOUS


   L’association
   L’équipe
   Le parrain

Vous souhaitez nous contacter ?

lafabriquecitoyenne@gmail.com