Fruits méditerranéens


Fruits méditerranéens

Mon voyage à travers l’Espagne puis le Maroc vous apporte le plein de vitamines!

Fruits méditerranéens

Une autre vision de la bio
à travers l’exemple des fruits méditerranéens

Parce qu’il y a bio et bio, bio industriel de grandes surfaces et bio paysanne et locale, pour citoyens éclairés, il devient plus que jamais nécessaire de rappeler les fondements de l’agriculture biologique, comme démarche globale, indissociablement écologique, éthique, sociale et politique. La fabrique citoyenne vous expose son idée de la bio, à travers l’exemple des agrumes et des fruits méditerranéens.

La mer de plastique en Andalousie est sans doute devenue le symbole des dérives de l’agriculture industrielle et productiviste. Depuis les années 80, ces immenses exploitations de fruits et légumes (cf. reportage d’Anthony) ont pollué toute la zone avec des produits chimiques, asséché les nappes phréatiques et provoqué des tensions sociales explosives à cause de l’exploitation impitoyable d’une main-d’œuvre immigrée, souvent sans papier et sans droit. Tout ce gâchis dans le seul dessein d’approvisionner les hypermarchés d’Europe et d’Amérique du Nord en fruits et légumes hors saison et/ou à prix discount.

Depuis la mode bio, ces exploitations n’ont pas disparu, bien au contraire ; elles se sont développées, les pesticides en moins, le label bio en plus. Les exemples pourraient être multipliés dans d’autres pays et sur d’autres filières : déforestation massive et crime organisé au Mexique pour la production d’avocats (« l’or vert »), star des recettes végan, gaspillage d’eau et de ressources naturelles, accaparement des terres palestiniennes pour la production de légumes, expropriation violente des petits paysans en Colombie pour la production d’huile de palme, fruits et légumes importés de l’autre bout du monde, produits par des ouvriers sous-payés, sur des terres volées à des petits paysans, élevages intensifs en France et désastres écologiques et sanitaires,… mais oui, tout cela est bio ma bonne dame, mangez en sans retenue, c’est bon pour votre santé et, en plus, chez Leclerc, c’est pas cher !

Malheureusement, la grande distribution et l’agroalimentaire, longtemps farouches adversaires de la bio, ont aujourd’hui annexé purement et simplement ce marché porteur, l’ont vidé de son sens et sapent par la même occasion tous les efforts réalisés depuis des décennies par les pionniers de l’agriculture biologique pour faire reconnaitre ce label et la qualité de cette agriculture. La bio est désormais intégrée dans un système industriel, productiviste et capitaliste mondialisé (pardon pour les gros mots !).

A l’opposé de ces dérives, nous défendons l’idée d’une agriculture biologique telle que l’a définie l’IFOAM (International Fédération of Organic Agriculture Movements), fondée sur des principes de santé, écologie, équité et précaution. La bio, la vraie, c’est le travail avec la nature et non contre elle, c’est le respect des hommes qui travaillent avec cette nature, celui des animaux d’un bout à l’autre de la chaîne ; c’est une agriculture qui nourrit et respecte le vivant, qui reconnecte les consommateurs à la nature. L’agriculture biologique n’a de sens que si elle est associée à des pratiques culturales respectueuses des cycles naturels (rotations culturales, synergies polyculture-élevage,…), à la limitation du recours aux énergies fossiles dans l’agriculture, à la défense des petites fermes et de l’autonomie des agriculteurs, à leur juste rémunération, au développement des circuits courts de distribution, à la diminution du gaspillage et des déchets alimentaires,… Bref, ce n’est pas la bio industrielle, celle qui est majoritairement distribuée dans les grandes surfaces.

Pour consommer bio avec discernement, de nombreuses solutions s’offrent à nous :

  • Les AMAP offrent d’excellentes garanties quant à la qualité des produits et la rémunération des producteurs. Soutenir un maraîcher, en souscrivant des achats de panier via une AMAP, permet d’avoir des fruits et des légumes de saison, produits localement, dans le respect de l’environnement. Si on peut s’y procurer essentiellement des produits locaux, certaines AMAP ont développé des filières logistiques leur permettant de s’approvisionner directement en Italie ou en Espagne auprès de petits producteurs, comme ceux du groupement de Floréal qu’Anthony a rencontrés en Espagne. Ces derniers travaillent avec l’AMAP de Bourg-lès-Valence qui se fournit ainsi en agrumes, figues, avocats, amandes : une commande groupée est réalisée par Internet tous les deux mois. La livraison est assurée par un producteur du groupement espagnol. Pour référente de cette opération au sein de l’AMAP de Bourg-lès-Valence, l’intérêt est d’avoir d’excellents produits, à des prix compétitifs et d’essaimer une véritable idée d’une bio où producteurs et consommateurs s’y retrouvent, sans intermédiaire.
  • Si le label Eurofeuille (ou AB) fait référence à un cadre réglementaire très insuffisant, d’autres labels peuvent donner de précieuses indications sur les conditions de production et la qualité des produits : le label Nature & Progrès est le plus complet, prenant en compte des exigences drastiques en matière de respect de l’environnement et de la nature, promotion des pratiques de l’agriculture paysanne et fermière, synergies entre élevage et cultures. Les labels « commerce équitable » donnent des garanties sur la rémunération des producteurs. Enfin, les IGP (Indication géographique protégée) et AOP (Appellation d’origine protégée) donnent des garanties sur l’origine des produits et sur les techniques de production. Profitons-en, tant que CETA et TAFTA ne sont pas passés par là !
  • Enfin, pour ceux d’entre nous qui en ont la possibilité, les marchés de plein vents (de producteurs, pas de Rungis !) ou les magasins de producteurs restent les solutions les plus sûres et les plus simples.

 Sylvain P.

 Pour aller plus loin : Documentaire « La face cachée du bio low cost »
La bio entre business et projet de société, Philippe BAQUE, aux éditions AGONE

Avocat, quinoa, comment faire face aux contradictions du « bien-manger » ?

Fruits méditerranéens

Les produits bios
c’est pour les biobios !

L’agriculture biologique ne manque pas de préjugés. Parmi ceux-ci nous entendons souvent que consommer bio c’est pour les bobos, qu’il faut avoir les moyens, que ce n’est pas donné à tout le monde. Nous n’allons pas tenter de vous convaincre  que consommer 100% bio ne serait pas plus cher qu’un circuit « plus conventionnel » cependant, est ce que c’est toujours aussi simple que ça ? Avant d’illustrer  notre propos en prenant l’exemple des oranges, qui est le produit qui nous intéresse ce mois ci, nous allons faire un petit crochet pour comprendre quels types de produits sont consommés mais aussi la tendance de la consommation bio.

Manger bio est souvent un acte citoyen en faveur de l’environnement et de sa santé, de la part de personnes qui n’ont pas forcément de gros moyens. D’après les derniers chiffres du Baromètre Agence BIO / CSA, près de 9 Français sur 10 ont consommé des produits bio en 2016, près de 7 sur 10 disent en consommer régulièrement. On est loin des chiffres enregistrés par la première édition du Baromètre : en 2003, 46% des Français ne consommaient jamais de produits bios. Cette évolution a lieu dans un contexte où les Français accordent de plus en plus d’importance à la préservation de l’environnement dans leurs actes d’achat. A l’opposé, les principaux freins à l’achat des produits biologiques demeurent le prix et le manque de réflexe.

Une des conséquences de cette évolution se traduit par la multiplication des points de vente, les grandes surfaces se positionnent. Mais à quel prix ? En vente directe chez le producteur, dans les magasins spécialisés ou en hyper, les coûts varient. Le type de produits aussi. Nous avons fait le test dans le Puy de Dôme et en Drôme, voilà un aperçu de ce que ca donne pour les oranges.

    Prix relevés au mois de février (au kg) Orange
    Drome
    AMAP / Bourg lès Valences 1.90 €/kg
    BIOCOOP / Valence 1.79 €/kg
    Puy de Dôme
    Magasin bio Clermont 1.89 €/kg
Grande surface Clermont / Oranges « conventionnelles » 1.90 €/kg
Grandes surfaces / Oranges non traitées 2.69 €/kg

Ces quelques prix ne sont pas une vérité absolue et sont valables à un moment donné, sur quelques produits, par contre ils démontrent que les produits bios ne sont pas forcément toujours plus chers que les produits conventionnels et que c’est aussi notre rôle de consommateur que d’identifier les « bons plans » et de vérifier par nous même sans nous laisser guider que par les annonces des grandes surfaces.

Une étude de 60 millions de consommateurs démontre, qu’au niveau des fruits et légumes les « meilleurs prix » sont loin d’être l’apanage des hypermarchés mais se trouvent fréquemment dans les magasins spécialisés… car il s’agit de produits de saison. En grandes surfaces, plus d’un tiers des fruits et légumes bio sont importés ; ils sont moins chers à l’achat mais ces enseignes prennent une marge souvent conséquente sur ces produits qui rend leur coût plus élevé que dans certains magasins bio.

Or selon l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, sur 100 euros dépensés dans l’alimentation en grande surface, 37,6 euros reviennent aux supermarchés, 13,20 euros à l’industrie agroalimentaire et 8,20 euros aux agriculteurs (c’est pas moi qui le dit c’est le figaro).

En circuit court, via des épiceries paysannes ou des sites de ventes en ligne par exemple, la marge de l’intermédiaire reste bien en deçà de celle des hypermarchés. Ainsi, sur 100 euros de courses, près de la moitié revient au producteur et l’autre moitié à l’intermédiaire qui transporte et vend les produits.

Les fruits et légumes sont d’ailleurs les principaux produits consommés en bio.

« Perception et consommation des produits biologiques, L’édition 2016 du baromètre Agence Bio/CSA  

Même s’il n’est peut être pas possible, pour tout le monde de faire l’intégralité de ses courses en magasins bios, certains produits sont accessibles et même compétitifs c’est notamment le cas des fruits et légumes de saisons. Certains magasins signalent les produits comme « La bio je peux ». Cuisiner de la viande moins souvent, préférer transformer soi même des légumes de saison, faire des commandes groupées, privilégiés les circuits le plus court possible, sont des astuces permettant de manger sain tout en limitant les coûts !

L’angle de cet article est volontairement axé autour du coût des produits issus de l’agriculture biologique et nous avons cherché à donné quelques pistes pour montrer que ce n’est pas toujours plus cher cependant il ne faut pas occulter que de différences de prix entre des produits bios et non bios trouvent leur explications dans des différences de qualité, de conditions de travail, d’éthique.

De plus le coût des produits issus de l’agriculture conventionnelle peuvent nous sembler moins cher cependant ils cachent les effets néfastes que peut entraîner une agriculture non respectueuse de l’environnement (notamment les coûts sanitaires concernant le traitement des maladies liées aux pesticides, les coûts environnementaux de pollution des eaux et des sols …). Ces coûts, bien qu’ils ne soient pas intégrés dans les coûts d’achats sont bel et bien des coûts supportés par l’ensemble de la société.

Sources web

http://www.agencebio.org/

L’édition 2016 du baromètre Agence Bio/CSA « perception et consommation des produits biologiques »  (synthèse et rapport complet téléchargeables ci-contre) vous donne des clés pour mieux comprendre la consommation bio.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/fait-du-jour/le-bio-s-impose-dans-nos-assiettes-16-05-2016-5798639.php

(http://www.60millions-mag.com/2013/01/11/le-bio-pas-si-cher-qu-il-en-l-air-7838)

Fruits méditerranéens

La vitamine C, apports nutritifs,
présence et conservation
dans les agrumes

Mais d’abord, qu’est-ce qu’une vitamine ? Il s’agit d’une substance active, d’origine organique, qui est indispensable à la croissance et au développement de l’organisme humain. Parmi les quantités de vitamines qui existent, la C, certainement la plus connue, joue un rôle important dans notre défense immunitaire, mais favorise également la cicatrisation des plaies, contribue à fixer le fer contenu dans les végétaux, etc. Bref, la vitamine C est bonne pour nous.

On l’appelle également acide ascorbique ou vitamine antiscorbutique, car une carence en vitamine C provoque le scorbut (entre autres), une maladie mortelle qui touchait particulièrement les marins autrefois de par leur alimentation exempte d’aliments frais. Car oui, la vitamine C se trouve surtout dans les fruits et légumes frais, et même si la plupart des animaux sont « autonomes » en vitamine C, c’est à dire qu’ils la produisent, l’homme ne la fabrique pas (tout comme son proche cousin le singe). D’où l’intérêt de savoir où la trouver et comment la consommer.

Contrairement aux idées reçues, les agrumes ne sont pas les aliments qui comportent le plus de vitamine C. Parmi les aliments les plus riches en vitamine C on retrouve le persil frais, le poivron, le kiwi, le fenouil, le choux fleur ou encore les fruits rouges !

Bien sûr on en retrouve aussi des quantités satisfaisantes dans les agrumes, et notamment dans l’orange. Si on essaye de chiffrer ces quantités, d’une manière approximative puisque les différentes sources sur le sujet ne s’accordent pas forcément entre elles, on retrouve des quantités de l’ordre de la dizaine de milligrammes (mg) pour 100 grammes d’un aliment. Par exemple, le persil et le poivron se trouveraient au-delà de 100/150 mg de vitamine C pour 100g, le chou-fleur se situerait lui plutôt autour de 40/50 mg tandis que l’orange se positionne entre les deux, autour de 60 à 80 mg.

Toutefois ces chiffres sont à manier avec précaution, il est plus aisé de consommer 100 grammes de poivrons que 100 grammes de persil ! Raisonner par « portion » est alors plus pertinent.

Le corps humain ne nécessite au minimum que des quantités très faibles de vitamine C pour fonctionner, et si s’en priver peut avoir de graves conséquences, seulement 7 mg de vitamine C suffiraient à prévenir du scorbut. Notre consommation moyenne de vitamine C en Europe se situerait plutôt autour de 70 mg par jour, ce qui n’est pas toujours suffisant au vu de nos besoins « optimaux » variant de 60 à 90 mg par jour. Là encore, cela va dépendre des personnes : sexe, âge, corpulence, hygiène de vie. Un fumeur aura par exemple besoin d’ingurgiter plus que vitamine C qu’un non-fumeur, la cigarette contribuant à épuiser les réserves de vitamine C !

Concernant l’absorption, l’idéal serait de consommer les aliments le plus frais possible, afin de préserver toutes les valeurs nutritives de ceux-ci, et ce n’est d’ailleurs pas valable que pour la vitamine C.

Sans parler de les cuire, le simple fait d’être en contact avec l’air, l’eau ou la lumière réduit déjà la teneur en vitamine C des aliments. Rien de tel donc que de manger une orange ou un kiwi entier tout juste épluchés. Pour être pointilleux, même pressée une orange perdra déjà de sa vitamine C, et je ne parle pas des jus que l’on trouve dans le commerce, même 100% pur jus ou frais ! La congélation (pour le transport) et la pasteurisation qu’ils subissent, ou bien les contenants transparents (la lumière, rappelez-vous) sont autant de facteurs réduisant la quantité de vitamines…

Le frais, le vrai, reste donc la meilleure solution, et de loin.

Par ailleurs, rien de sert d’ingurgiter d’énormes quantités de vitamine C chaque jour en pensant que cela vous empêcherait de tomber malade et prolongerait votre durée de vie ! Cette thèse, défendue par le chimiste et prix Nobel Docteur Linus Pauling dans les années 90 a depuis été contredite, cela permettrait au mieux de réduire les symptômes d’un rhume à un degré assez modeste.

Comme pour toute chose, si le manque n’est pas souhaite, l’excès non plus. Il s’agit de trouver l’équilibre et de consommer intelligent, la bonne (L)ATITUDE quoi !

Pas la peine donc de gober des compléments alimentaires ou autres cachets oranges, les fruits et légumes frais font tout à fait l’affaire, et seront même bénéfiques à de nombreux autres niveaux.

Antoine F.

Épisode 1/2 Espagne :
Longeons la côte méditerranéenne de la « mer de plastique » jusqu’à l’agriculture bio de raisins, d’amandes, d’abricots, et d’oranges.

Épisode 2/2 Espagne :
A la rencontre de producteurs, agrumes et fruits méditerranéens, derniers jours avant le départ pour le Maroc.

Épisode Maroc :
Comment est faite l’huile d’olive?

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